LE CANADA QUE NOUS SOUHAITONS EN 2020 //

Les défis canadiens
du carbone

Que ce soit les marchés avancés ou émergents, les deux catégories s’orientent inexorablement vers un avenir à faible carbone. Pourtant, le Canada n’a toujours pas de stratégie cohérente pour réduire la consommation de carbone. Malgré leur diversité les auteurs de cette section – une société d’énergie mondiale, un groupe de réflexion sur l’économie verte et un investisseur dans le développement des ressources naturelles – conviennent tous de la nécessité du changement. Le Canada a urgemment besoin d’une stratégie nationale du carbone qui réduira nos émissions et nous donnera la certitude dont les entreprises et les personnes ont besoin pour bien planifier leur avenir.

Lorraine Mitchelmore est présidente de Shell Canada Ltée. Elle occupe également les postes de présidente, Canada Country et V.-P., Onshore Exploration & Appraisal for Upstream Americas. Elle a accumulé plus de 25 ans d’expérience professionnelle dans les secteurs de la prospection et de la production de l’industrie pétrolière et gazière. Mme Mitchelmore est membre du Conseil d’administration de la Canadian Association of Petroleum Producers, du Conference Board du Canada et du comité consultatif de Catalyst Canada. Elle est également membre du Conseil canadien des chefs d’entreprise.

PERDRE LA BATAILLE DE 2020, GAGNER LA GUERRE DE 2050

Lorraine Mitchelmore

Les deux enjeux mondiaux que représentent d’une part l’atténuation du changement climatique et d’autre part la fourniture de l’énergie répondant à l’explosion de la demande planétaire sont gigantesques. Les deux questions sont intimement liées, et les politiques adoptées dans un cas auront des répercussions sur l’autre. Le Canada a besoin de politiques fédérales innovantes et efficaces permettant d’améliorer sa position de producteur mondial d’énergie, d’élargir l’accès aux marchés lui permettant de répondre à la demande mondiale en énergie et en même temps de réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES).

Lire les pages 1 à 12 dans le PDF de cette section

Parallèlement à l’élaboration des grands axes de notre politique en matière de changement climatique, la mise au point d’une stratégie énergétique canadienne s’impose

Nous avons besoin de plus d’objectivité de ce genre, si nous voulons savoir exactement ce que nous devons faire

Stewart Elgie est le président fondateur de La Prospérité durable, le plus important groupe de réflexion sur l’économie verte et réseau de recherche en matière de politique. Il est également professeur de droit et d’économie à l’Université d’Ottawa et directeur de l’Institut de l’environnement de l’université. En 1991, il fondait Ecojustice, devenue maintenant la plus importante organisation juridique environnementale sans but lucratif. Entre 2001 et 2003, il devenait membre fondateur de l’exécutif de l’Initiative boréale canadienne, initiative multipartite. En 2001, M. Elgie recevait la médaille du Barreau du Haut-Canada pour l’ensemble exceptionnel de ses contributions au droit – l’honneur le plus élevé.

Alex Wood est le directeur principal de la politique et des marchés de l’organisme La Prospérité durable. Précédemment, il avait travaillé comme conseiller spécial, Affaires environnementales de l’entreprise du Groupe Banque TD et chef de la direction par intérim et président de la Table ronde sur l’environnement et l’économie, où il a élaboré un programme national d’examen du rôle de la politique fiscale dans la promotion de la réduction à long terme des émissions de dioxyde de carbone. M. Wood a entamé sa carrière auprès du World Wildlife Fund à Washington, D.C.

VERS UNE ÉCONOMIE CANADIENNE PROPRE ET PERFORMANTE

Stewart Elgie et
Alex Wood

L’année 2010 a été témoin de plusieurs événements historiques dont les conséquences environnementales et économiques sont d’une importance capitale pour l’avenir du Canada.Premièrement, l’investissement mondial en capacité énergétique propre a dépassé l’investissement dans les capacités à base de combustibles fossiles, et ce pour la première fois. Les dépenses totales en énergie propre ont augmenté de plus de 500 pour cent entre 2004 – 2010, pour atteindre 211 milliards $. On prévoit qu’elles augmenteront de 10 fois d’ici 2020, pour atteindre un total de 2,3 billions $ US.

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Ian Mallory est le président de Pickworth Investments LP, une société de placement en capital de risque de Calgary qui se consacre au développement des ressources naturelles dans les Amériques. Il a également été cadre dirigeant de trois grandes entreprises de service public d’électricité et de gaz. Précédemment, M. Mallory était avocat au Trésor à la Banque mondiale. Il est diplômé de Harvard, des universités de Toronto et de Cambridge et a joint le Barreau de l’Ontario en 1986. Il a également été professeur auxiliaire et instructeur à l’école d’administration des affaires de l’université de Calgary.

RÉDUIRE LES ÉMISSIONS EN PRÉSERVANT NOTRE QUALITÉ DE VIE

Ian Mallory

Alors que le monde lutte pour adopter un régime efficace de réduction des émissions de carbone dans l’atmosphère, la situation du Canada fait exception, de façon évidente, maladroite même. Bien que de nombreux pays aient des émissions de carbone beaucoup plus importantes que celles du Canada, celui-ci se distingue de deux manières : (i) en étant le deuxième plus important émetteur, par habitant, de carbone au monde (après l’Australie) ; et (ii) à mesure que notre production de pétrole des sables bitumineux augmente et, conséquemment, nos exportations vers les États-Unis et d’autres pays, nous semblons devenir à jamais accrocs au carbone.

Lire les pages 13 à 23 dans le PDF de cette section

Nous avons besoin de plus d’objectivité de ce genre, si nous voulons savoir exactement ce que nous devons faire

Les grands défis canadiens du carbone