LE CANADA QUE NOUS SOUHAITONS EN 2020 //

Augmenter l’innovation et
la productivité

Depuis plusieurs années, le rendement canadien en innovation et productivité tous les deux essentiels à la croissance économique, à la compétitivité et à notre niveau de vie a stagné. Ce qui pose un problème sérieux si l’on tient compte des faibles niveaux de croissance de la main-d’œuvre et des défis que pose la concurrence des économies émergentes.

L’honorable Kevin Lynch, P.C. est le vice-président de BMO Groupe financier. Il a été le 20e greffier du Conseil privé, Secrétaire du Conseil des ministres, et chef de la fonction publique du Canada en 2006, poste qu’il a conservé jusqu’en 2009. Précédemment, il avait occupé les postes de sous-ministre de l’Industrie et sous-ministre des Finances, ainsi que de directeur exécutif du Fonds monétaire international. Il est devenu membre du Conseil privé de la Reine pour le Canada en 2009.

RECHERCHE DÉSESPÉRÉE D’UN CANADA PLUS INNOVATEUR

Kevin G. Lynch

Nous entrons dans une ère où la normalité mondiale a changé. Les choses ne seront plus jamais les mêmes. La géographie économique internationale se transfère vers l’Asie et vers d’autres économies émergentes et dynamiques. Le vieillissement de la population entraîne une chasse mondiale effrénée aux talents. L’univers numérique transforme le sens même des marchés et la manière dont l’interaction sociale et les communications se font. La confiance dans le leadership a diminué sensiblement, soit-il politique, commercial, réglementaire ou moral, à cause de l’impact cumulé des crises financières et environnementales…

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Nous devons exploiter nos nombreuses forces plutôt que de nous assoir sur nos lauriers

Les incitatifs et les cultures des organismes publics résistent souvent à l’innovation

Lawson Hunter dirige le groupe du droit de la concurrence au cabinet d’avocats Stikeman Elliott, où il a eu une longue carrière de conseiller en relations gouvernementales et réglementaires. Ayant été le plus haut responsable au gouvernement fédéral de la politique en matière de concurrence et de son application, M. Hunter a joué un rôle primordial dans l’élaboration de la Loi sur la concurrence. De 2003 à 2008, il a occupé le poste de premier vice-président exécutif et aux affaires générales de Bell Canada et BCE Inc., où il était responsable des relations gouvernementales et réglementaires et des affaires générales de la société.

Peter Nicholson a été le premier chef de la direction du Conseil des académies canadiennes, de 2006 à 2009. Précédemment, il a été directeur adjoint pour les questions de politique au Cabinet du premier ministre du Canada et, en 2002 – 2003, conseiller spécial auprès du secrétaire général de l’OCDE. De 1995 à 2002, M. Nicholson a été agent en chef de la stratégie de BCE Inc. Il détient un baccalauréat et une maîtrise ès sciences en physique de l’université Dalhousie et un doctorat en recherche opérationnelle de l’université Stanford. Il est également décoré de l’Ordre du Canada.

UN PLAN D’ACTION POUR L’INNOVATION DANS LE SECTEUR PUBLIC

Lawson Hunter et Peter Nicholson

L’innovation est le principal facteur de croissance de la productivité et de la prospérité économique. En ce moment, la discussion sur l’innovation porte presqu’exclusivement sur l’innovation des entreprises et ce que le gouvernement peut faire pour la soutenir. Bien que, dans une certaine mesure, cette préoccupation se justifie, elle ne tient pas compte du colosse qu’est le secteur public, dont les activités contribuent au quart du PIB du Canada et dont les politiques régulatrices affectent lourdement le comportement du secteur privé.

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Jim Stanford est économiste auprès des Travailleurs canadiens de l’automobile, le plus important syndicat du secteur privé. Il a reçu son doctorat en économie de la New School for Social Research de New York et a obtenu d’autres diplômes en économie de Cambridge et de l’université de l’Alberta. Il rédige des chroniques économiques dans le Globe & Mail et participe régulièrement au groupe de réflexion sur l’économie du National sur CBC TV.

REMISE EN QUESTION DES IDÉES REÇUES

Jim Stanford

Les économistes traditionnels sont d’avis que des marchés dérégulés et compétitifs constituent le meilleur mécanisme pour affecter les ressources économiques (le capital, la maind’œuvre, etc.) et pour assurer leur utilisation à l’avantage maximal de la personne. Ils croient à la nature efficiente et autorégulatrice des marchés privés. Ce que le gouvernement pourrait faire de mieux serait d’établir « des règles de base » pour le fonctionnement des marchés (protection des droits de propriété, et autres) et se retirer ensuite au plus vite – en laissant le jeu des intérêts personnels et de la concurrence se charger du reste.

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Les interventions dans le développement sectoriel doivent être modernistes, créatives, disciplinées et flexibles

Augmenter l’innovation et la productivité

Guillaume

2012-01-17 17:17:01

Très beau. Je veux contribuer à réaliser leurs idées.